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Sainte Thérèse d’Avila, femme, sainte, docteure de l’Église

Ce 15 octobre l’Eglise nous invite à fêter Sainte Thérèse d’Avila. Notre paroisse porte le vocable de la grande Thérèse depuis sa création. Et cela en hommage à Teresa, sœur du premier curé de notre paroisse, l’Abbé Michaël Comerford. Qui est donc Sainte Thérèse d’Avila, première femme docteure de l’Eglise ?

S’il est vrai qu’à Maurice la plus connue des saintes du Carmel est Thérèse de Lisieux, Sainte Thérèse d’Avila dite Teresa de Jesus, n’en demeure pas moins une des femmes les plus influentes de son temps ayant laissé un héritage spirituel toujours pertinent pour l’Eglise et le monde. Cette année nous célébrons d’ailleurs les cinquante de la proclamation de la grande mystique espagnole comme « docteure de l’Eglise ». C’est le Pape Paul VI qui lui confère ce titre le 27 septembre 1970. Thérèse de Jésus, grande réformatrice du Carmel au 16e siècle devient ainsi la première femme docteure de l’Eglise.

Voici ce qu’écrivait Paul VI dans son homélie à cette occasion : «Nous la voyons apparaître devant nous comme femme exceptionnelle, comme religieuse qui, toute voilée d’humilité, de pénitence et de simplicité, rayonne autour d’elle la flamme de sa vitalité humaine et de sa vivacité spirituelle ; puis comme réformatrice et fondatrice d’un Ordre religieux, historique et insigne ; écrivain ô combien génial et fécond, maîtresse de vie spirituelle, contemplative incomparable et inlassablement active ». 

La vie de Sainte Thérèse d’Avila

Naissance de Teresa de Cepeda y Ahumada à Avila le 28 mars 1515. Elle est la troisième des neuf enfants d’Alonso Sanchez de Cepeda et de Beatriz de Ahumada. Dans un siècle marqué par les conquêtes et la recherche de la gloire, elle met le Christ Jésus au centre de toute sa vie. En 1535, la jeune femme s’enfuit de la maison paternelle et entre au couvent de l’Incarnation. Vingt ans plus tard, devant une représentation du Christ flagellé, elle vit une profonde conversion.

Elle fonde, le 24 août 1562, le petit monastère de Saint Joseph. C’est le début d’une grande aventure : en quelques mois les fondations se multiplient. Teresa réforme également la branche masculine du Carmel avec l’aide de Jean de la Croix.

Après sa dix-septième fondation à Burgos (1582), elle se rend à Alba de Tormes où elle meurt le 4 octobre 1582, en remerciant Dieu de l’avoir faite « Fille de l’Église ». Dans ses divers écrits, Livre de la vie, Chemin de Perfection, Château intérieur, Fondations, etc., elle nous livre son expérience et ses enseignements.

Elle est « Mère des spirituels ». Guide sûre de la prière, elle nous rappelle que « l’essentiel n’est pas de penser beaucoup mais d’aimer beaucoup » (IV Demeures 1,7).